Le Rassemblement pour l'Indépendance de la France et son président, Paul-Marie Couteaux entendent ne pas laisser au système le soin de débattre de ce qui fait l'identité de la France, alors qu'il
contribue à l'asservir toujours plus, traités après traités, en confisquant au peuple la possibilité de se prononcer.
Eh bien, nous vous redonnons la parole !
Ecrivez à rif.communication@free.fr pour nous donner votre vision de l'identité de la France à la lecture du communiqué de Paul-Marie Coûteaux.
Que vous partagiez ces arguments ou pas, faîtes nous partager votre avis.
L’identité de la France alla longtemps d’elle-même : on était français parce qu’on parlait français, que l’on respectait les héritages d’une civilisation
construite par les valeurs de la foi, que le triptyque « Liberté , égalité, fraternité » n’a fait que retranscrire en langue laïque, valeurs et langues autour desquelles s’est forgé au
fil des siècles un imaginaire propre, tel que l’expriment des éléments aussi divers que le patrimoine littéraire ou artistique, un code d’usage et de manières de vivre, ou les fêtes du
calendrier : en somme une civilisation singulière, parmi les autres civilisations tout aussi singulières, chacune faisant vivre la diversité du monde. Mécaniquement lié à ce pilier
civilisationnel, un second pilier, plus politique, allait tout autant de soi : on était français parce que l’on ressortissait d’un territoire aux frontières sûres sur lequel s’exerçait un
État souverain - la république reprenant le terme de souveraineté théorisé au XVIe siècle par Jean Bodin, qui ne faisait que reformuler l’adage médiéval « le Roi de France est
Empereur en son royaume » et qui fut toujours le fondement de la légitimité politique. La France n’étant pas une race, cela dès le lointain roi franc Clovis, son identité est nécessairement
marquée d’une bonne dose de politique, autre nom d’une souveraineté qui, contre les récurrentes menaces des Empires, fut toujours la clef de voûte de notre appartenance politique, d’où le succès
durable dans notre imaginaire collectif des grandes figures de la résistance, du formidable élan populaire de Bouvines aux conscrits de Valmy, de la geste de Jeanne d’Arc à
celle des volontaires des maquis, à cette France combattante à laquelle Romain Gary donna cette enseigne : « Notre pays n’est pas la France, c’est la France libre », qui claque
comme le résumé fier et magnifique de l’Histoire de France.
Une civilisation singulière, une souveraineté opiniâtre pour la défendre : deux piliers si indépassables que la notion le plus moderne de la
Nation, ce « vouloir vivre commun » que développa Renan dans sa fameuse conférence de 1882, que tout le monde cite sans l’avoir lue en son entier, et qui dans son esprit les suppose
toutes deux, Renan insistant à juste titre sur la langue. Il y a quelques années encore, tout cela allait de soi, et la Ve République à ses débuts fit la preuve que c'était parfaitement
formulable dans les termes du XXe siècle.
Or, il arriva que ces deux piliers constamment réactualisés de génération en génération depuis des siècles furent tout à coup publiés comme
obsolètes par la France officielle qui sortit de cette révolution culturelle parfaitement réussie que fut le mouvement de 68 et qui, au fil des années 70 et 80 prit l’une après l’autre les
commandes de nos institutions, universitaires, religieuses, éditoriales et médiatiques, et de proche en proche, politiques. Qu’il s’agisse de nos élites, du moins les
patentées, de nos ténors politiques, du moins les autorisés, ou de nos gouvernants, il n’est plus question que d’éradiquer le vieux monde, aussi bien notre singularité de civilisation que notre
souveraineté politique. Il n’est que de prendre le cœur du cœur civilisationnel et politique, la langue française, pour mesurer l’ampleur vertigineuse de ce brutal renversement : un ministre
(des universités) peut désormais claironner qu’elle s’exprime à l’étranger en anglais ( alors même qu’elle peut utiliser un système de traduction) parce qu’elle estime être alors mieux comprise
–peut-être même d’elle-même…- ou annoncer son intention de multiplier les épreuves universitaires en anglais (en l’occurrence en américain), la voici portée au pinacle de la modernité ; une
autre peut truffer un entretien d’expressions anglo-américaines en s’excusant : « pardon, mais ça me vient comme ça » ; un troisième peut justifier
l’enseignement en bas âge de l’anglo-américain, alors que les structures du français sont encore loin d’être maîtrisées, parce que cette langue est réputée « la langue de la
mondialisation » (le français est pourtant l’une des deux seules langues de travail de l’ONU…) ; un autre encore peut nier en sifflotant la loi de 1994 et autoriser
les services publics à servir « la clientèle » (sic !), dans des langues étrangères (anglo-américain dans l’Ouest, arabe, ou wolof dans le Sud ou certaines banlieues) ; un
autre encore flairer des « relents de colonialisme » dans la francophonie (dimension d’ailleurs abandonnée de notre politique, avec elle les sommets francophones), le Président de
la République peut lui-même dauber sur l’utilité du patrimoine littéraire (« à quoi sert de connaître la Princesse de Clèves ? »), ou faire supprimer les épreuves de culture
générale de certains concours administratifs, un professeur d’université peut proclamer en une du Monde que la langue française est « morte et pourrissante » , etc… A ces innombrables coups de poignard, nulle sanction au contraire : les Modernes applaudissent et nomment ringards ceux qui s’alarment – quitte à
les amuser ensuite par de grands débats sur l’Identité…
Encore n’évoquais-je ici que l’élément le plus consensuel et unificateur de la Nation : que ne pourrait-on dire de la générale « préférence nationale à
l’envers » accordée à tout ce qui n’est pas français », de l’annonce triomphante par les radios du service public des dates du « printemps chinois » ou du ramadan tandis que
celles du Carême sont passées sous silence, du soin obsessionnel et méticuleux à présenter le passé national comme critiquable ou odieux (qui veut abattre son chien dit qu’il a la rage), de la
célébration de la défaite de Trafalgar quand sont passées sous silence les victoires d’Austerlitz ou de Bir-Hakeim, et des mille et une formes de « discrimination
positive » qui consiste à favoriser l’autre, quel qu’il soit plutôt que nous mêmes. « Vive les autres, à bas la France ! » : cette stupéfiante xénophilie tous azimuts qui
commença dans les années 70, notamment par l’abolition des frontières (ces jours-ci présentées comme autant de « murs » bien entendu à abattre !), un insistant appel à l’émigration
de nos jeunes diplômés (récemment vantée par Mme Lagarde), dans le temps où l’on encourage et aménage au mieux l’immigration, explicitement dite « choisie »), tant réclamée par le
patronat et dont un grand patron français donna une illustration stupéfiante en annonçant au lendemain du 11 septembre qu’il affiliait son groupe à la bourse de New-York par
patriotisme (sic) ; c’est bien connu, « Nous sommes tous Américains », comme le proclamait au même moment l’éditorialiste du « Monde » – notons aussi la
variante du « peuple européen » introduite dans notre droit par le traité de Lisbonne, et cette autre, « nous sommes tous des immigrés »… En somme, tout ce que vous
voulez, sauf Français – ne pas préciser « de souche », ce mot est interdit.
Quant au pilier politique, la souveraineté, c’est très peu dire que nos oligarchies se sont évertuées à la saper, jusqu’à saper son arc-boutant moderne, la
démocratie. Il est non point admis, mais obligatoire de considérer la souveraineté nationale comme dépassée, pour cause d’Europe un jour, de solidarité atlantique un autre jour, d’ouverture
internationale, à moins qu’il ne s’agisse de défendre la souveraineté du Koweït, ou celle de la Bosnie-Herzégovine, ou celle de l’intouchable banque de Francfort. Conséquences
d’un pur et simple impérialisme qui a toujours tendu à désarmer la souveraineté des nations, et ce « nationalisme étroit » auquel on semble préférer en haut lieu le nationalisme large
du grand Empire, qu’on s’obstine, OTAN oblige, à suivre jusqu’aux montagnes de l’Afghanistan. Le plus frappant est que toutes ces aberrations dégoûtent notre peuple, désormais orphelin de tout
héritage, et d’ailleurs en déshérence ; mais que peut notre peuple quand la démocratie s’est volatisée, sous la double espèce du Demos et du Kratos, c’est à dire du pouvoir
et du peuple – cf. l’épisode du référendum sur la constitution Giscard, dont le résultat pourtant net fut purement nié ? Il lui reste à sortir de l’histoire, c‘est à dire
à n’être plus que le jouet des puissances de fait, si évidemment à l'œuvre dans ce processus de dépossession.
C’est évidemment amuser la galerie, après ces avalanches, que de lancer des débats sur l’identité française : initiative saugrenue, voire sadique, mais
il est vrai qu’un assassin aime toujours revenir sur les lieux de son crime, et vérifier que le cadavre est bien mort, quitte à s’apitoyer bruyamment en public sur les vertus du disparu et
le malheur de sa perte.
Les chevaliers du Moyen Âge, disait Malraux, ne s’interrogeaient pas sur l’identité de la chevalerie médiévale : ils se préoccupaient d’être, et leur être
rayonnait. Voilà bien ce qui s‘évapore : non point tant l’identité, (mot passablement maladroit, car nous pouvons constituer un peuple sans être identiques, et mieux vaut ne pas l’être…)
mais l'Être, l’essence, l’esprit de la France. Le mieux, ou le pire, est qu’aucune des illustrations ici données de la haine de soi n’est le fait d’une fatalité, mais d’une volonté, d’une action
consciente venue précisément de nos oligarques de tous poils –économiques, médiatiques, politiques, lesquels constituent d’ailleurs une sorte de nation à part. A force de mettre la France plus
bas que terre, il est fatal qu’elle s’y trouve tôt ou tard ; c’est alors qu’on parlera d’elle avec des trémolos, vérifiant jusqu’à la caricature la vieille maxime de Montherlant :
« C’est quand la chose manque, qu’il faut mettre le mot ».
Paul-Marie Coûteaux
Le 15 octobre 2002, veille du jour
où s’ouvrait à Beyrouth le IXe sommet francophone, le grand journal du crépuscule publiait en première page une tribune d’un certain Christophe Bataille, professeur de Lettres, intitulée.
« Détruire la langue française ». Le programme était simple : "La briser, la tordre comme une fiche d’eau et de sang. Nettoyer l'orthographe et la grammaire. Vider les temps et les
structures. Oublier l'éternelle leçon faite aux écoliers. Ouvrir grand aux autres langues" ( …) "Je hais le vieux discours du "grand français d'autrefois" bardé de majuscules,
indépassable, toujours trahi par les temps modernes. C'est la rengaine des morts vivants (...) “Cette langue grand siècle, cette langue lumineuse, apollinienne qui court de Boileau à
Morand, de Corneille à Drieu et par là même jusqu'à Aragon est bien morte et pourrissant» ; voir mon dernier ouvrage « Être et Parler français » - Ed. Perrin.
On peut penser ce qu'on veut des options politiques de ChristineBoutin, on ne peut nier qu'elle ait du cran !
Elle était le dimanche 15 novembre chez monsieur Demorand, bon journaliste du style molosse qui ne lâche pas facilement le mollet qu'il a agrippé, surtout
s'il est de droite.
Notre Christine n'en a pas été démontée : oui, elle a créé un parti démocrate chétien, fort de 9 000 membres; elle ne sait pas si elle est de droite ou de
gauche, mais elle pense que les richesses devraient être mieux réparties; elle a été très heureuse au gouvernement de monsieur Fillon où il existait une vraie solidarité entre les ministres; elle
voyait Nicolas Sarkozy, pas assez souvent à son gré, elle lui a toujours dit ce qu'elle pensait ; mais c'est vrai qu'aujourd'hui elle se sent plus libre ; au sujet de sa place de député, elle est
fière d'avoir passé le flambeau à quelqu'un de plus jeune; à un enfant il faut "un papa et une maman", la loi n'a pas à se plier au désir des personnes homosexuelles; c'est une hypocrisie d'avoir
autorisé l'adoption aux célibataires; parfaitement, elle demande qu'on revienne sur cette loi; non elle ne se sent pas ringarde du tout, bien au contraire, elle pense qu'elle est en avance sur
son temps "qui marche sur la tête" !
Elle a donc dit tout tranquillement, et avec un soirire désarmant, tout ce qu'elle avait décidé de dire en arrivant à l'émission.
Seule une rougeur de son décolleté trahissait son émotion.
Cet article est, tout d'abord, paru sur le site http://preaudecole.free.fr/ , Blog des souverainistes de Sèvre et reproduit avec l'accord de l'auteur.
Éditorial de "Pour la France" N° 76 octobre 2009-11-15
Si vous avez reçu le dernier Numéro de "Pour la France", ne ratez pas le plaisir de savourer l'éditorial de P2V.
Il y a quatre phrases en gras qui correspondent aux idées fortes à faire passer :
1° - Les équilibres de nos sociétés non jamais été aussi précaires
D'accord, bonne analyse, mais nous savons tous que les causes sont l'ultra-libéralisme et la mondialisation, mises en places par l'UMPS depuis 30 ans, qui ont
entraîné les délocalisations massives et le chômage, aggravés par une immigration incontrôlée ruineuse, facteur d'insécurité, et destructrice de l'identité nationale. Alors pourquoi rejoindre
ceux qui sont à l'origine de ces déséquilibres ?
2° - Les Français veulent que les décideurs politiques prennent leur responsabilité
Prendre ses responsabilités c'est défendre ses convictions et non pas "aller à la soupe" pour quelques mandats électifs bien rémunérés, comme on le voit depuis deux
ans avec cette classe politique de pseudo gauche ou pseudo droite où le concours porte sur la rapidité à retourner sa veste.
3° - Présenter un front commun à une gauche qui détient vingt des vingt-deux régions métropolitaine
Mais cette pseudo gauche, fait exactement la même politique mondialiste, ultra-libérale, ils ont voté le Traité de Lisbonne avec le même enthousiasme que l'UMP, ils
ont la même volonté de détruire la France, sa culture et ses valeurs, ils sont pour l'Europe ouverte sur le monde, sans contrôle, sans droit de douane, sans frontière, ils sont, eux aussi, pour
le métissage et le melting-pot, parfaitement dans la ligne Sarkoziste ? Que reproche-t-onau PS, pas les idées (ils n'en n'ont plus depuis très
longtemps) mais d'occuper des places où le gâteau est bien tentant. Je veux ta place pour le gâteau, c'est tout ! Ce n'est pas un débat d'idées ce n'est qu'une recherche alimentaire, d'ailleurs
le ralliement surprenant de P2V aux sarkozistes repose sur l'espoir de ramasser quelques miettes du festin présidentiel.
4° - Il n'a jamais été aussi urgent de rendre sa place à l'action politique et de faire entendre nos convictions
Si, si relisez bien, il a vraiment écrit cela !! Quelle action politique ? faire acte de vassalité avec celui qui est aux antipodes de nos valeurs ?? Nos
convictions, nos ? qui est le NOUS ? les souverainistes ? ou les marchands de soupe qui cherchent des fauteuils et des mandats ? Ceux qui croient que la France est le dernier rempart contre la
destruction de notrehistoire, de notre culture, de nos valeurs et de notre identité nationale ? Ou ceux qui bradent le future de nos enfants pour des
satisfactions égoïstes à court terme ?
Notre pays est au bord de l'implosion économique, de la ruine sociale, de la guerre civile avec l'Islam conquérant. Mais la fête continue les acteurs sont en piste
pour ce spectacle dérisoire, pour cette farce grotesque. Le Titanic coule, mais envoyez la musique, encore un peu de violon.
Qui que l’on soit, naître français ne suffit pas pour le devenir. Contrairement aux idées reçues de nos
jours, l’intégration concerne sans exception, tous les enfants de chaque génération. Ceci est à l’opposé du"concept d’icissien ",
autrement dit, « je suis né (ici), donc je suis », qui est une ineptie totale. Chacun peut comprendre, qu’un enfant né en Chine de parents français, cela ne fait pas un chinois. Qu’un
enfant né en France de parents marocains, cela ne fait pas un français. On peut développer les exemples à l’infini, dans un sens comme dans l’autre. Ceci n’exclut évidemment pas de le devenir,
mais il ne suffit pas de revendiquer pour être, car le transfert instantané n’existe pas pour une identité culturelle. Pour tous les peuples du monde, l’identité dépend aussi d’un apprentissage.
La liberté de l’existence prenant vie au cœur d’une essence, ou comme le disait Hanna Arendt : « Le miracle de la liberté consiste dans ce pouvoir-commencer, lequel à son tour consiste dans
le fait que chaque homme, dans la mesure ou par sa naissance il est arrivé dans un monde qui lui préexistait et qui perdurera après lui, est en lui même un nouveau commencement […] la fondation renouvelée de quelque chose d’ancien… ». L’adage populaire nous rappelle aussi que " c’est en forgeant que l’on devient
forgeron ", et que c’est une évidence largement partagée par toutes les cultures depuis toujours. Un fils de forgeron, bien qu’évoluant dans un contexte propice, ne
le devient pas automatiquement lui-même sous prétexte que son père l’est. Cependant, rien ne lui interdit de le devenir, mais il devra alors consentir au travail et au temps que cela requiert.
Pour l’identité d’un enfant, c’est exactement la même chose. L’appartenance administrative à une nation ne dispense de rien, chacun doit faire le choix et l’effort d’entrer dans la culture et
l’identité du pays. Puis ne jamais oublier, que l’on aime la France d’abord pour ce qu’elle est (depuis toujours), et seulement ensuite pour ce que l’on voudrait qu’elle soit (aujourd’hui).
L’erreur ici, fut d’avoir fait progressivement glisser ce qui était un impératif pour tous, uniquement sur un groupe spécifique, les immigrés et leurs enfants. Tous les autres français se
retrouvant dispensés de ce qui concernait jusqu’alors tous les enfants de chaque génération. Trente ans plus tard, les petits enfants d’immigrés demanderont logiquement le même droit d’exemption.
Ceci débouchant immanquablement sur la crise identitaire actuelle. A cela, s’ajoutera l’idée consistant à multiplier les identités culturelles, et qui a conduit plusieurs générations d’enfants
devenus adultes à ne plus en avoir aucune, et à défaut d’enrichissement, c’est bien de la misère identitaire dont ils auront hérité. La difficulté est de distinguer parmi ces enfants issus de
l’immigration, en particulier celle provenant de sphères extra-occidentales, l’approche identitaire souhaitée. Dans certains quartiers ou dans certains milieux, beaucoup ont une conception de la
nationalité et de l’identité qui en découle particulièrement contestable. Ceux sont les partisans du respect à sens unique, qui soutenu et appuyé par des prédicateurs influents, considèrent une
nation comme un simple lieu géographique. L’idée est que, l’immigré (comme sa descendance) ne vient pas, dans notre pays par exemple, pour faire vivre la culture française, mais seulement la
sienne. Apparaît alors un ersatz de la citoyenneté, où soudain la nationalité est déconnecté de l’identité. L’engagement d’assimilation souscrit à l’origine par le candidat à la naturalisation
est alors bafoué. Il ne s’agit plus d’adopter l’identité française mais de la transformer. Le véritable changement des dernières années est que le refus d’intégration lorsqu’il existe, a pour
l’essentiel changé de coté, car c’est la nature même de cette notion qui est modifiée. Hier, on manifestait pour être intégré, aujourd’hui, car on refuse de l’être. Ce qui était il y a peu
l’objectif à atteindre, la reconnaissance de tous au sein de la communauté nationale, est considéré maintenant, par certains, comme une soumission. Attendre d’un citoyen qu’il devienne français
est comparé à un asservissement. Nombreux sont ceux qui maintenant réclament et imposent le droit de promouvoir une identité nationale parallèle, cherchant à terme à la redéfinir profondément.
Rappelons alors, qu’une population qui s’impose à une autre procède d’une démarche colonisatrice. Les populations d’origines africaines exigeant une adaptation du cadre national aux lois de
l’Islam, peuvent par définition, être considérées comme des colons musulmans ou africains.
Une surenchère permanente est effectuée par des individus prétendant représenter les français d’origine
culturelle différente. Véritables pyromanes, ils peuvent devenir les incendiaires de la nation. Car ceux qui les suivent, comme ceux qui, sans les approuver, les laissent faire dans leur volonté
d’obtenir toujours plus, risque de finir par tout perdre. Des esprits mal intentionnés font aussi " des procès en racisme et en islamophobie ", à tous ceux qui refuseraient, sous couvert de générosité et d’ouverture, leur logique immigrasioniste ne visant qu’un seul but, instaurer une pression à caractère démographique.
Les protestations contre la laïcité avec le foulard, n’auraient jamais vu le jour dans les années soixante dix. La force de la revendication va souvent de pair avec la densité de ceux qui la
réclame. La réalité rattrape toujours les hommes, une des règles constantes qui régit leurs relations, est celle du rapport de forces. On peut le regretter certes, mais surtout pas l’ignorer.
L’ouverture massive à l’immigration, sans tenir compte des réalités culturelles des hommes et des différences qu’elles impliquent, a généré en France (et ailleurs), ce rapport de forces, et de
l’issue de celui-ci, dépend l’avenir de la Nation. Le pacte français d’assimilation, n’exige en rien l’obligation d’adhérer ou pas à une obédience religieuse ou politique. Mais il demande
d’épouser effectivement la culture, les valeurs, et les mœurs de la nation. Car à l’inverse, l’opposition à ce processus d’assimilation, conduisant en masse des populations d’origine immigrées à
imposer sous couvert de légalité (poids électoral), leurs cultures, leurs valeurs et leurs mœurs, s’appelle bel et bien la colonisation. Aucun peuple au monde ne peut plus accepter
cela.
C’est cet aveuglement collectif, relayé à l’école, au cinéma, dans la musique et ailleurs, où les élites
tenant le discours officiel finissent dans la schizophrénie la plus totale, en dénonçant l’absence d’intégration des populations immigrées, alors qu’ils n’ont
cessé de les encourager à surtout rester singulières. Oubliant que dans une nation pour vivre ensemble, on insiste pas sur la différence, mais sur la ressemblance. Il faut
cesser de flatter ou de valoriser des comportements séditieux qui ravage tout espoir de solution. « Le courage, c’est refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la
dire » rappelle Jaurès, mais sachant que lutter contre le mensonge, c’est accepter d’être sali par lui. Comment reprocher à des français, c’est à dire des gens qui revendiquent pleinement
cette identité, ou pour reprendre une définition du général De Gaulle : « ceux qui veulent que la France ne meure pas », de considérer comme étranger à la nation, des gens qui se
définissent eux-mêmes comme tels. Dans ce rapport ambivalent à la nation, cet "abandon pour renaissance ", est plus facile au sein d’une
même civilisation, et plus compliqué pour d’autres univers. On peut dire qu’à l’image de Marie-Antoinette (née en Autriche), qui à la frontière française se dépouillant de tout ce qu’elle était
jusqu’alors, pour entrer nue, comme venant au monde à nouveau, sur ce territoire et dans sa nouvelle nationalité, d’une certaine manière, il existe encore aujourd’hui chez les peuples
accueillants, cette attente d’effort consenti par le nouveau citoyen. Mais l’immigré est aussi l’enfant adoptif de la patrie, il porte le même nom, en l’occurrence, Française est sa nationalité,
et c’est un héritier à part entière, tant du patrimoine culturel, économique, que social. Être français ne sera jamais seulement qu’une question de couleur de peau. Mais il faut affirmer par
ailleurs, que pour être français, il s’agit bien d’abord d’une question de culture et d’art de vivre, bref, d’une façon d’être au monde. Trop nombreux sont ceux qui, comme l’autocensure, pratique
la non-intégration, car de multiples signaux d’interdictions leurs sont adressés au sein de ce que l’on appelle " leur communauté ".
Un enfant issu de l’immigration a le droit aussi de dire, sans occulter complètement une autre composante de sa personnalité, qu’il se sent néanmoins plus français qu’autre chose, « français
de préférence » comme disait Aragon. Mais ce désir d’appartenance à l’identité française est couvert par le vacarme médiatique d’une minorité active, fustigeant tous les récalcitrants à leur
dessein socio-identitaire de substitution.
Nombreux sont ceux qui, dans le secret de leur conscience, savent que nier les mécanismes inconscient
d’équilibre, c’est prendre le risque d’un règlement violent du problème. L’humilité et le courage obligent à dire, qu’il n’y aura pas de réussite au défi de l’intégration, sans aborder la
question du nombre de personnes à assimiler, et donc sans accepter un débat sur une politique de retour. Un grand bouleversement se profile, chacun le sait, protéiforme, et nous en serons les
contemporains. C’est donc un défi, une responsabilité immense, d’affronter sur ces sujets les forces de la désagrégation. Seule une volonté déterminée permettra d’aboutir à la cohésion du peuple
français tout entier, redonnant ainsi corps à ce que disait le général De Gaulle, évoquant la libération de Paris : « Dans cette communauté [nationale], qui n’est qu’une seule pensée, un seul élan, un seul cri, les différences s’effacent, les individus disparaissent…, innombrables français…, si vous saviez comme vous êtes
pareils!…, ah! comme vous vous ressemblez!… ».
COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député UMP
Président du Cercle Nation et République
A/s : Jacques Chirac en correctionnelle : attention aux dégâts ! La décision du juge d’instruction de renvoyer Jacques Chirac en correctionnelle est
certainement techniquement fondée.
Cela étant, ce renvoi, décidé souverainement par un juge qui mérite le respect est inopportun au sens noble du politique.
En effet, la qualité du prévenu mis en examen, ancien Président de la République, donne, par amalgame, un retentissement à l’affaire qui va bien au-delà des simples faits dont la gravité réelle est
cependant limitée.
Cette décision met en cause les Institutions. Qu’on le veuille ou non, ce sera bien « le Président de la République » dans sa continuité qui sera en correctionnel. Ce n’est pas la raison d’Etat qui
doit faire cesser cette procédure mais la « Raison de la République » qui va être malmenée dans l’esprit de tous nos concitoyens.
N’est-on pas en train d’institutionnaliser avec cette affaire et quelques autres, un masochisme institutionnel qui portera en définitive atteinte à la démocratie.
Il y a un moment où entre l’application stricte des textes, leur automaticité objective et l’opportunité politique il faut choisir l’opportunité politique car, comme le rappelait Goethe en
substance « je préfère une justice non rendue à un désordre institutionnel dangereux ».
Le Parlement, tout en reconnaissant la faute, doit prendre ses responsabilités et étendre le manteau de Noé au nom de la République.
***
Réaction de Madame Françoise Buy-Rêbaud :
Pas d'accord ! C'est au moment de commettre une faute ,une malversation ,une indélicatesse ,un faux que les responsables des
institutions et les élus doivent y penser ,pour ne pas les compromettre avec eux mêmes , et pire , ternir ainsi l'image de leur pays .D'ailleurs J.Myard
aurait pu émettre la même objection au bénéfice de D.de Villepin .
Toute faute mérite sanction . Comment ensuite faire condamner un "petit délinquant " ?
Juppé , Pasqua , Chirac ,et les autres , vous rétorqueront ils !
Les institutions peuvent être changées ,la France ,sauf hélas si les "politiques continuent leur jeu ,est éternelle
.Tant pis si la "Raison de la République "y perd , à ses tenants de lui garder ses vertus.....
Le manteau de Noe , non , la tunique de Nessus , oui .
:
Blog de libre contribution par ses lecteurs.
Nous redonnons la parole aux patriotes attachés à l'indépendance de la France, hors de tous clivages politiques.
Ecrivez à pontorson@gmail.com et nous publierons après modération.
Derniers Commentaires